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WONUC FRANCE
Actualité du Nucléaire Civil
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: Wonuc France
Tiens, changement de cap radical chez AREVA. Après que Lauvergeon ait éliminé les vieux et les faibles, avec
ses méthodes de banquière aux dents longues, voilà que l'on se dit qu'après tout, l'expérience professionnelle peut servir...
Cette pique étant faite, la nouvelle politique senior me paraît fort judicieuse, au vu des difficultés de recrutement de personnels compétents dans le secteur nucléaire.
Face à l’extraordinaire développement de ses activités, le groupe AREVA doit relever deux challenges humains essentiels :
- L’embauche et l’intégration de 12.000 nouveaux collaborateurs par an, dont un grand nombre de jeunes et le développement de leurs talents,
- La croissance des flux de départ au cours des prochaines années avec un fort enjeu de transmission des savoirs.
Au moment où AREVA recrute des milliers de nouveaux collaborateurs chaque année, l’appui des salariés expérimentés pour professionnaliser ses jeunes recrues n’a sans doute jamais été aussi important. Par ailleurs, la perspective d’allongement des durées de vie active amène à se pencher davantage sur les aspirations spécifiques des « seniors » et les conditions de valorisation des talents tout au long de la vie.
AREVA lance une politique innovante pour la gestion des seniors :
Un double processus de gestion des carrières et de transmission des connaissances, constitué d’une part d’un entretien de carrière, d’autre part d’un entretien d’expérience.
Distinct de l’entretien annuel, l’entretien de carrière est constitué d’un bilan permettant de se projeter dans les 10 à 15 prochaines années de vie professionnelle, en déduire un plan d’action et des modalités de suivi personnalisées.
L’entretien d’expérience touche quant à lui le salarié 18 à 24 mois avant son départ en retraite. Il vise à organiser de façon anticipée la transmission du savoir et le partage d’expérience.
Un réseau de Référents carrière/expérience, volontaires, formés pour cette mission et mobilisés pour l’animation du processus et le conseil aux seniors,
Un dispositif original permettant aux salariés volontaires de poursuivre la collaboration avec AREVA au-delà du départ en retraite. AREVA souhaite en effet être en mesure de proposer à ses anciens salariés des modalités attractives et flexibles permettant de prolonger la collaboration au-delà de l’âge de la retraite dans le cadre de ses nouveaux challenges.
Pourquoi ?Ouest-France - lundi 16 juin 2008
L'entreprise nucléaire française construit là-bas la première centrale « troisième génération
». Délais, coûts : les ennuis se multiplient. Mauvais pour l'avenir.
C'est sur un énorme chantier, situé au sud-ouest de la Finlande, que se joue en partie l'avenir d'Areva. L'entreprise nucléaire française construit là-bas l'un de ses projets les plus ambitieux
jamais réalisés. Une vingtaine de grues s'élèvent sur un terrain de cinq hectares. L'immense tour de béton centrale qui contiendra le réacteur nucléaire s'élève déjà à 30 m du sol, à mi-hauteur
de la taille finale. Areva est ici maître d'oeuvre de la première centrale nucléaire « troisième génération » au monde, dite EPR (European Pressurised Water Reactor). Plus performante, elle se
veut aussi plus sûre.
« Areva a perdu une partie de sa crédibilité ». Mais, depuis que le contrat a été signé, à la fin de 2003, avec TVO, une entreprise d'électricité finlandaise, les ennuis se multiplient. La centrale devait initialement entrer en service dès 2009. L'an dernier, Areva a été obligée de reconnaître qu'elle avait pris un énorme retard de plus de deux ans. « Nous sommes très déçus », s'emporte Martin Landtman, directeur du projet chez TVO. La mise en service est désormais prévue pour l'été 2011.
Le prix a également fortement dérapé. Il était de trois milliards d'euros initialement. La centrale devrait coûter finalement au moins 4,5 milliards, sans doute plutôt cinq milliards. Le dérapage résulte d'une longue liste d'erreurs pendant la construction. Stuk, l'organisme finlandais de sécurité nucléaire, a pointé plus de 1 500 fautes ! Certaines sont étonnantes : des trous ont été percés au mauvais endroit, dans la coque en acier recouvrant la centrale. « Cela montre des négligences systématiques et des violations des normes de sécurité », accuse Lauri Myllyvirta, de l'association Greenpeace.
Ces graves problèmes auront des conséquences bien au-delà de la Finlande. Le nucléaire connaît actuellement un regain d'intérêt, cette technologie permettant de produire de l'électricité sans
émettre de CO2. La Grande-Bretagne, l'Italie et la Suisse ont toutes les trois fait savoir qu'elles voulaient construire de nouvelles centrales. François Fillon, jeudi soir, a évoqué un deuxième
EPR, après celui en chantier à Flamanville, dans le Cotentin, suscitant l'ire des écologistes.
Areva - l'un des leaders mondiaux de ce secteur - espère décrocher d'importants contrats. Mais les problèmes finlandais pèsent sur le constructeur. D'autant que Flamanville est également en
retard. L'Agence de sûreté nucléaire a demandé d'y suspendre les opérations de coulage de béton, après une série de « dysfonctionnements ». « Areva a perdu une partie de sa crédibilité », accuse
Lauri Myllyvirta.
Éric ALBERT.
Collectif "Sauvons le Climat"
Site: " http://www.sauvonsleclimat.org "
Mel: " contact@sauvonsleclimat.org "
Président : Hervé Nifenecker
Vers un deuxième EPR
« Sauvons le Climat » approuve la déclaration du Premier Ministre envisageant la construction d’un deuxième EPR. Reste, évidemment, à voir si l’intention se concrétisera en actes.
Nous avions plusieurs fois demandé(1) la mise en chantier d’un deuxième EPR. Nous nous réjouissons donc que cette proposition de bon sens soit reprise au plus haut niveau de l’Etat.
Nous estimons indispensable que cette construction s’accompagne d’une diminution importante de la puissance électrique produite par centrales thermiques à flamme et soit donc associée à une révision de la Programmation Pluriannuelle des Investissements qui prévoyait la mise en œuvre de 6100 MW de centrales thermiques d’ici 2020. La réalisation d’un tel équipement rendrait pratiquement inaccessible la réalisation des objectifs du Grenelle (et de l’UE) de réduction des émissions de CO2.
Rappelons que l’électricité peut se substituer aux combustibles fossiles pour le chauffage des locaux (Pompes à chaleur) et faire face aux besoins de transport collectifs et, de plus en plus, individuels (voitures et deux-roues électriques ou hybrides rechargeables).
Dans ces conditions, on comprend mal que les mêmes qui considèrent qu’un nouvel EPR est inutile faute de demande suffisante d’électricité, préconisent la construction massive d’éoliennes. SLC précise que les 27 G€ prévus d’ici 2020 pour la construction d’éoliennes sur le territoire de la métropole correspondent sensiblement au coût d’investissement de 9 EPR : ils produiraient sensiblement et de façon permanente et non aléatoire 4 fois plus d’électricité que les éoliennes de façon intermittente et aléatoire.
(1)Voir, par exemple, notre communiqué du 30 mai 2007 « Propositions pour un programme énergétique et écologique »
http://www.sauvonsleclimat.org/new/spip/communiques.php
Le collectif "Sauvons le climat " fondé en mai 2004, association loi 1901 depuis Décembre 2005, a pour ambition
d’informer nos concitoyens, de manière indépendante de tout groupe de pression ou parti politique, sur les problèmes relatifs au réchauffement climatique et sur les solutions proposées pour le
ralentir. Il est doté d’un comité scientifique, présidé par Michel Petit, ancien responsable du groupe français d’experts au GIEC. Son manifeste a été signé par plusieurs milliers de
personnes.
La signature du manifeste et les adhésions sont possibles sur le site "http://www.sauvonsleclimat.org
".
-- Association Sauvons Le Climat (S L C)
AFP - 12 juin 2008 - Le Premier ministre François Fillon a affirmé jeudi à la télévision que le gouvernement réfléchissait à la construction d'un deuxième réacteur nucléaire de type EPR ("European Pressurised water Reactor").
Interrogé pour savoir ce que le gouvernement pouvait faire concrètement face à la flambée des prix de l'énergie, M. Fillon a répondu sur France 2: "On est en train de réfléchir avec le président de la République et avec le ministre de l'Industrie au lancement de la construction d'un deuxième EPR".
"Nous voulons que l'énergie nucléaire soit une des réponses principales à la crise du pétrole que l'on connaît", a-t-il ajouté, rappelant qu'un premier réacteur EPR est déjà en construction.
Selon le Premier ministre, "c'est la première fois que des générations qui sont vivantes sont confrontées à la fin du pétrole".
Le réacteur nucléaire de troisième génération EPR, développé par le groupe nucléaire français Areva et l'allemand Siemens, est en cours de construction en Finlande et en France, à Flamanville (Manche). Il a aussi été vendu récemment à la Chine ainsi qu'aux Emirats Arabes Unis.
Projet lancé en 1992, l'EPR a été développé sur la base d'une technologie franco-allemande, à travers la filiale d'Areva, Areva NP, détenue à 34% par Siemens.
Conçu dès l'origine pour une durée de vie minimale de 60 ans, l'EPR est, avec 1.600 mégawatts (MW), plus puissant que les réacteurs construits dans les années 1980.
La Finlande doit mettre en service en 2011 le premier EPR, avec un an et demi de retard sur le calendrier initial.
En France, dont près de 80% de l'électricité est produite à partir d'énergie nucléaire, le chantier du deuxième EPR au monde, à Flamanville, a commencé en décembre dernier.
Il pourrait, à terme, prendre le relais d'une bonne partie des 58 réacteurs du pays (34 réacteurs de 900 MW, 20 de 1.300 MW et 4 de 1.450 MW) mis en service pour l'essentiel dans les années 1980.
Les opérations de coulage de béton ont cependant été suspendues le 21 mai après que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ait relevé des "anomalies".
Selon ses concepteurs, l'EPR permet une meilleure utilisation du combustible, une démultiplication des systèmes de sûreté et une moindre production de déchets, ce que contestent les antinucléaires qui y voient une technologie déjà obsolète.
Hier, l'ancien président de la République a réclamé une évaluation du coût des éoliennes… Non seulement une évaluation du coût des éoliennes, mais il a souhaité que les Français soient «vraiment» consultés sur leur implantation dans le paysage français. Selon lui l'électricité qu'elles produisent coûte deux à trois fois plus cher que celle produite à 80% par, je cite, nos centrale nucléaires non polluantes. Ce qui mérite trois petites remarques :
1) l'électricité nucléaire coûte assez peu, certes, parce que
le programme nucléaire est largement amorti. Mais ce programme, que l'on doit à monsieur Giscard d'Estaing, a coûté très cher.
2) Le nucléaire n'est pas polluant, à la question minuscule près des déchets radioactifs qu'il faut bien stocker, enfouir, en attendant que passent les milliers ou les millions d'années qui leur
feront perdre leur radioactivité
3) Si par hasard un accident nucléaire survenait… mais il est vrai qu'il n'y aura jamais d'accident nucléaire.
Pas de centrale nucléaire sur les tableaux impressionnistes
L'ancien président évoque aussi la pollution visuelle. Il dit, je cite : «Le paysage français c'est essentiel ; quand on parle des tableaux impressionnistes, qui sont les plus célèbres dans
le monde, on ne voit pas sur ces paysages des éoliennes» ce qui est une remarque tout à fait judicieuse. Mais on n'y voit pas non plus de centrale nucléaire. Il est vrai qu'une centrale
nucléaire est beaucoup plus esthétique qu'une série d'éoliennes, surtout si celles-ci sont implantées dans le désert de la Beauce. On ne voit pas non plus sur les paysages impressionnistes,
Vulcania, ce gros pâté posé dans le paysage d'auvergne. On n'y voit pas de lignes à haute tension, de spaghettis autoroutiers, et sur les bord de la marne ou de la Seine, pas de voies rapides qui
sont autant d'égouts à voitures.
Mais on ne peut tout de même pas couvrir la France d'éoliennes. Le meilleur moyen pour l'éviter est de faire des économies d'énergies. Comme les citoyens n'y semblent pas spontanément disposés, une taxe carbone serait la bienvenue. La France est le pays d'Europe qui a la plus faible fiscalité environnementale, avec la Belgique. La fiscalité verte représente 5,4% de sa fiscalité, contre 11,6% au Danemark, 10,5% au Pays-Bas, 7% en Italie, 6,5% au Royaume Uni etc. La taxe carbone devrait renchérir le prix de l'énergie, mais elle épargnerait par définition le nucléaire, pour le plus grand bonheur de notre ancien président.
Le Monde - 12 juin 2008
Nicolas Sarkozy a visiblement assoupli sa position sur les relations franco-allemandes dans le nucléaire civil. Le
président de la République ne voit plus, désormais, d'un mauvais oeil le maintien du conglomérat Siemens dans le capital d'Areva NP, le fabriquant français de réacteurs nucléaires. "Nous
voulons travailler sur le nucléaire de nouvelle génération avec les Allemands, a-t-il déclaré, lundi 9 juin, au cours d'une conférence de presse commune avec la chancelière Angela Merkel.
La porte est ouverte, la main est tendue (...), mais c'est un choix qui revient à nos amis allemands."
Récemment, le discours français était un peu plus radical. Puisque l'Allemagne a programmé la fermeture de sa dernière
centrale en 2020, elle n'a plus guère son mot à dire dans ce domaine et Siemens pourrait céder les 34 % qu'il détient dans Areva NP, laissait entendre le chef de l'Etat. "Je dis à nos amis
allemands : c'est difficile d'avoir un choix d'un côté en France et un choix différent de l'autre côté en Allemagne", déclarait-il, en septembre 2007, lors d'une rencontre
franco-allemande.
Il est vrai que la présence du groupe de Munich dans Areva complique un rapprochement entre Areva et Alstom (dont le
premier actionnaire est Bouygues), un des scénarios étudiés par le gouvernement. En théorie, rien n'interdit une cohabitation Alstom-Siemens dans le groupe nucléaire français restructuré. Mais
les deux entreprises se livrent une rude concurrence sur deux autres secteurs : le matériel ferroviaire et les turbines pour centrales électriques.
En outre, les dirigeants de Siemens ont fait savoir qu'ils n'ont pas l'intention de sortir du nucléaire, même si une
option du contrat avec Areva leur permet de céder leur part entre 2009 et la fin de 2011. Ils ont même indiqué qu'ils étaient prêts à investir davantage pour accompagner le développement du
groupe français engagé dans de lourds investissements. Paris peut d'autant moins se mettre Berlin à dos que l'EPR, le réacteur de troisième génération d'Areva, séduit les électriciens allemands.
Numéro un européen de l'énergie, E.ON l'a choisi pour ses futures centrales au Royaume-Uni.
AFP - 10.06.08 - Une fuite d'eau radioactive a provoqué l'arrêt d'un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné (ouest de l'Ukraine), ont annoncé mardi les autorités ukrainiennes. Le personnel de la centrale a découvert "une fuite" qui "ne dépassait pas les normes autorisées", a affirmé dans un communiqué, sans en expliquer les origines, la société d'Etat Energoatom chargée de gérer les quatre centrales nucléaires en exploitation en Ukraine.
"Le réacteur a été arrêté", aucune hausse de radioactivité à la centrale ni dans ses environs n'a eu lieu, a assuré Energoatom sans autre précision. Selon un haut responsable de la centrale ayant refusé de donner son nom, 1,3 m3 d'eau radioactive s'est échappé de la conduite servant à refroidir le réacteur nucléaire.
"L'eau est restée dans un box hermétique" sans pénétrer dans d'autres locaux de la centrale, a assuré ce responsable, alors que le service de presse de cette installation s'est refusé à tout commentaire. L'Ukraine, dont la centrale de Tchernobyl avait été théâtre du pire accident du nucléaire civil en 1986 avant d'être fermée, compte quatre centrales nucléaires qui produisent environ la moitié de l'électricité consommée par cette ex-république soviétique.
AFP - 10.06.08 - Les attaques informatiques contre le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) sont de plus en plus ciblées et proviennent fréquemment de Chine, ont indiqué mardi des responsables de l'organisme en dressant un bilan positif de la sûreté nucléaire pour 2007.
"Les attaques arrivent désormais sous forme de pièces jointes à
des courriels et sont adressées nominativement"
Selon une carte publiée dans le "Bilan maîtrise des risques 2007", le CEA a été majoritairement ciblé à partir d'adresses IP basées en Chine, les Etats-Unis et la Corée du Sud étant les deux autres pays d'origine de ces attaques.
"Malgré une diminution, les tentatives de connexion depuis l'internet au réseau informatique du CEA restent à 97% illégitimes", a poursuivi M. Bernard, qui a précisé que ces tentatives avaient échoué grâce aux importants efforts de sécurisation engagés par l'organisme
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